Actu & Publications

DIMANCHE 15 JANVIER 2023,2éme SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

31 DECEMBRE 2022

SAMEDI 31 DECEMBRE 2022,MORT DU PAPE BENOIT XVI
L’église catholique en deuil Benoit XVI est mort
Article de Paris Match 
L’homme d’église Joseph Aloisius Ratzinger, devenu le pape Benoit XVI le 19 avril 2005, est mort des suites d’une longue maladie le 31 décembre, à l’âge de 95 ans.
«Je continuerai à être proche de vous par la prière, en particulier ces prochains jours lorsque vous élirez le nouveau pape à qui je déclare aujourd’hui ma soumission et mon respect inconditionnels» dixit Benoit XVI.
. Décidément, notre Pape Emérite n’a pas voulu voir 2023.  Le 265e pape de l’Église catholique, Benoit XVI, est mort ce jour 31 decembre 2022 à l’âge de 95 ans, des suites d’une longue maladie. On s’en doutait tous dès le 28 décembre dernier quand son successeur le pape François avait demandé aux fidèles de prier pour lui. 
Son vrai nom était Joseph Ratzinger et il avait renoncé en 2013 en raison d’une santé défaillante et s’était retiré dans le monastère des jardins du Vatican.
Né Joseph Aloisius Ratzinger le 16 avril 1927 à Marktl, le futur pape est enrôlé de force dans les jeunesses hitlériennes, mais refuse d’intégrer la Waffen-SS pour entrer au séminaire, ce qui lui vaudra d’être fait prisonnier à Bad Aibling.
Après la Seconde guerre mondiale, il suit une formation de prêtre et sera ordonné en 1951. Théologien d’exception, nommé par le pape Paul VI archevêque de Munich et Freising et cardinal-prêtre de Santa Maria Consolatrice al Tiburtino, il sera fait Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi par le pape Jean-Paul II en 1981. A la mort de ce dernier, il est élu pape le 19 avril 2005. 
Après moins huit ans de pontificat marqué par de multiples crises, il renonce à sa charge le 28 février 2013 en raison de multiples problèmes de santé. Lors de son dernier discours, il s’était engagé à faire preuve d’une « soumission inconditionnelle » vis-à-vis de son successeur, qui sera le pape François. «Je continuerai à être proche de vous par la prière, en particulier ces prochains jours lorsque vous élirez le nouveau pape à qui je déclare aujourd’hui ma soumission et mon respect inconditionnels», a-t-il assuré.
Sa timidité n’était pas du tout caché. Il fut un grand théologien, un pape non politique mais très conservateur.
Dors en paix, Benoit XVI.

14 DECEMBRE 2022

EGLISE FAMILLE DE DIEU DU MALI EN JOIE : NOMINATION DE L’ABBE ROBERT CISSE COMME EVEQUE DE SIKASSO.

Quelle joie pour l’Eglise Famille de Dieu du Mali avec la nomination d’un eveque pour le Diocèse de Sikasso ! Car desormais, tous les six Diocèses ont leur eveque. Depuis le decès de Mgr Georges Fonghoro du Diocèse de Mopti en 2016, suivi de celui de Mgr Jean Gabriel Diarra du Diocèse de San en 2020, l’Eglise souffrait de leur non remplacement immédiat et Mgr Jean Baptiste Tiama a dû assurer la gestion du Diocèse de Mopti où il fut nommé tout en assurant l’administration de celui de Sikasso. Et avec la nomination de Mgr Florent Hassa Koné dans le Diocèse de San, il ne manquait plus qu’un eveque à Sikasso.

 En effet, le Saint-Père a nommé évêque du diocèse de Sikasso (Mali) l’abbé Robert Cissé, du clergé de ce même diocèse, actuellement Recteur par intérim du Grand Séminaire Saint Augustin de Bamako.

J’ai connu l’abbé Robert Cissé à Rome pendant sa formation. Il a été la cheville ouvrière de l’organisation de la création du Cardinal Jean Zerbo. Il était au four et au moulin pour les l’accueil des délégués venant du Mali. Et nous avons célébré des messes ensemble ;

PARCOURS DE L’ABBE ROBERT CISSE

Robert Cissé est né le 7 juillet 1968 à Bamako. Il a étudié la philosophie au Grand Séminaire Saint Augustin de Bamako et la théologie au Grand Séminaire Saint Pierre Claver de Koumi, au Burkina Faso.

Il a été ordonné prêtre le 10 juillet 1993 à Koutiala, incardiné dans le diocèse de Sikasso.

Il a exercé les fonctions suivantes et a poursuivi ses études :

  • Vicaire paroissial à Kimparana (1993-1995) ;
  • Vicaire de la paroisse de Fanterela (1995-1997) ;
  • Responsable de la Commission diocésaine des vocations (1993-1998) ;
  • Curé in solidum et modérateur de la paroisse de Sikasso (1997-2000)
  • Aumônier des laïcs (1997-1999) ;
  • Educateur au Moyen Séminaire Pie XII de Koulikoro à Bamako (2000-2002) ;
  • Licence en philosophie à l’Université pontificale urbanienne de Rome (2002-2004);
  • Curé de la paroisse Notre Dame d’Afrique de Koutiala, membre du conseil épiscopal et responsable de la commission diocésaine pour l’éducation (2004-2009) ;
  • Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Mali (2005-2011)
  • Vicaire général et membre du conseil pour les affaires économiques (2006-2009);
  • Secrétaire général de l’Union des prêtres du Mali (2009-2012) ;
  • Directeur de Philosophie du Grand Séminaire Saint Augustin de Bamako (2010-2012)
  • Université Pontificale Urbanienne de Rome pour un doctorat en philosophie (2012-2017) ;
  • Depuis 2018, Doyen de la Faculté de Philosophie de l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest (UCAO), Bamako ;
  • Depuis 2021, Recteur par intérim du Grand Séminaire Saint Augustin de Bamako.

Si tel était le vœu et le souhait de feu Mgr Jean Marie Cissé qui avait commencé à le former, de là où il est, il doit se réjouir.

Toutes nos felicitations à Mgr Robert Cissé. Tous nos vœux l’accompagnent.

Bonne et fructueuse mission.

Guillaume Diallo, Président d’Honneur MAGNIFICAT

26 NOVEMBRE 2022

18 NOVEMBRE 2022

UNE RELIGIEUSE AFRICAINE AGRÉGÉE EN CHIRURGIE GENERALE

 » Je suis reconnaissante à Dieu et aux hommes, toutes ces personnes qui ont contribué à l’obtention de cette distinction » dixit Sœur Marie L. Ouedraogo du Burkina Faso.

Voilà une preuve palpante qu’etre religieux et se mettre au service des autres va au delà de la seule spiritualité. En effet, ces religieux formés dans tous les secteurs contribuent au développement social et économique en travaillant comme les autres. Nous pouvons nous souvenir des Pères Missionnaires qui dispensaient des cours dans les écoles privées catholiques : Math, Philosophie, Histoire, Sciences…..etc….

Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) vient de rendre les conclusions de son concours d’Agrégation de Médecine Humaine, Pharmacie, Odontostomatologie, Médecine Vétérinaire et Productions Animales. Au nombre des élites universitaires lauréates cette année, la Soeur Marie L. Ouedraogo.

En comptant parmi les grands vainqueurs de ce prestigieux sésame, la Soeur Docteur Marie Ouédraogo fait honneur à toute l’Église catholique. Mieux, à la Congrégation des Soeurs de l’Immaculée Conception (SIC) dont elle est issue. Désormais maître de conférence agrégée en chirurgie générale, la religieuse Burkinabé a eu un parcours qui ne l’a pas empêché de vivre sa vocation : Enseignante, assistante puis maître assistante au niveau du Cames avant de compétir pour l’acquisition de titre de l’agrégation qui fait d’elle une agrégée. Elle est dans la cour des grands :  » Je suis reconnaissante à Dieu et aux hommes, toutes ces personnes qui ont contribué à l’obtention de cette distinction » confie-t-elle.

Pour ce qui est de son organisation religieuse, il faut savoir que la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou a plus de 100 ans d’existence au Burkina Faso. Elle a depuis toujours été au service de l’Eglise famille de Dieu au Burkina Faso/Niger et dans le monde. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le sacre de la Soeur Marie au Cames 2022, confirme encore qu’embrasser la vie religieuse n’est pas une vaine trajectoire. Bien au contraire.

— Inno B.—

25 OCTOBRE 2022

CENTENAIRE DU DIOCESE DE SAN
17 JUILLET 2022 :

MESSAGE DE CONDOLEANCES DE MAGNIFICAT POUR LE RAPPEL A DIEU DE THIMOTEE TRAORE

Les Catholiques Maliens de France ont appris avec consternation, le rappel au Seigneur de notre Ainé, frère, oncle et grand père, Thimoté Traoré dit Bathi, ce lundi 11 juillet 2022 à San où il s’était retiré pour vivre calmement sa retraite après une vie active de près de 50 ans en France.

Bathi a été pour nous une référence dans notre éducation spirituelle et il se rabaissait toujours à notre niveau pour mieux etre en phase avec nous dans le respect et l’humilité.

Avec moi, Bathi a été la pierre angulaire de la création de la première association des ressortissants de la Mission Catholique de France qui était d’ailleurs domiciliée chez lui à St Cloud. Cette association se mua en Magnificat en 2002 pour y intégrer tous les Catholiques Maliens.

Devant ce douloureux coup du sort, nous sommes à la fois triste et décontenancé. Nous n’oublierons pas celui qui nous a quittés et vous assurons de toute notre compassion et nous serons tous en union de prières avec la famille et tous ceux qui l’ont aimé et qu’il a aimé, pour l’accompagner dans sa dernière demeure.

Asa sœur Dorothée de San, à son jeune frère Dieudonné ici en France, à ses neveux et nièces qui se sont toujours mobilisés pour lui, nous présentons nos condoléances les plus attristées.

« Dieu des esprits et de toute chair, qui a foulé au pied la mort, qui a réduit le diable à néant et qui a donné ta vie au monde. Donne toi-même, Seigneur, à l’âme de ton serviteur défunt Thimotée le repos dans un lieu lumineux, verdoyant et frais, loin de la souffrance, de la douleur et des gémissements. Que le Dieu bon et miséricordieux lui pardonne tous ses péchés commis en parole, en action et en pensée. Parce qu’il n’existe pas d’homme qui vive et qui ne pèche pas ; toi seul es sans péché, ta justice est justice pour les siècles et ta parole est vérité. 

Ô Christ notre Dieu, puisque tu es la Résurrection, la vie et le repos de ton serviteur défunt Timothée, nous te rendons grâce avec ton Père incréé et avec ton Esprit très saint, bon et vivifiant, aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Amen ».

TI DA MATIGUI KA SO LA.

Guillaume Diallo,

Président de MAGNIFICAT

Chevalier de l’Ordre

National du Mali

NOMINATION DU NONCE APOSTOLIQUE AU MALI

02/02/2022

Le Saint-Père a nommé Mgr Mambé Jean-Sylvain Emien, Conseiller de la Nonciature, comme Nonce apostolique au Mali, l’élevant en même temps au siège titulaire de Potenza Picena, avec la dignité d’archevêque.
S.E. Mgr Mambé Jean-Sylvain Emien est né à Jacqueville (Côte d’Ivoire) le 16 septembre 1970. Il a été ordonné prêtre le 14 décembre 1997, s’incardinant lui-même dans le diocèse de Yopougon (Côte d’Ivoire). Il est diplômé en droit canonique. Il est entré dans le service diplomatique du Saint-Siège le 1er juillet 2005 et a travaillé dans les représentations pontificales en Angola, au Nigeria, en Nouvelle-Zélande, en Espagne, en République tchèque, en Guinée et au Mali. Il parle français, italien, anglais, espagnol, portugais.

NOMINATION DE L’EVEQUE DE SAN

07/10/2021

En ce mois béni du Rosaire et de la Mission, et mois de la Solidarité au Mali, le Pape François vient de nommer ce jour 7 octobre 2021, le Révérend Abbé Hassa Florent Koné, Evêque de San pour remplacer Mgr Jean Gabriel Diarra, décédé le 28 octobre 2019 à 74 ans.


Le diocèse a été créé le 19 septembre 1964. Pendant une période, il avait été confié à Monseigneur Joseph Perrot qui fut un temps, Prélat sui juris en attendant que Rome établisse les nouveaux diocèses. Monseigneur Joseph Perrot est ordonné le 9 janvier 1965 à Mandiakuy. Monseigneur Jean Gabriel Diarra est nommé par le pape Jean Paul II évêque de San, le 24 juin 1988. Il sera ordonné au cours des fêtes du centenaire de l’Église du Mali à Bamako. Il est intronisé comme deuxième évêque de San, le 9 janvier 1989 à San. En ce jeudi 7 octobre 2021, Mgr Hassa Florent Koné devient le 3e évêque de San.

Le diocèse comprend 8 Paroisses :

1 – Paroisse Notre Dame du Sacré-cœur de Mandiakuy ( 1922 )

2 – Paroisse Notre Dame du Bani de Sokoura ( 1951 )

3 – Paroisse Cathédrale Notre Dame de Lourdes de San ( 1957 )

4 – Paroisse Notre Dame de la Paix de Tominian ( 1966 )

5 – Paroisse St Joseph de Touba ( 1968 )

6 – Paroisse Saint Esprit à Timissa ( 2004 )

7 – Paroisse de Yasso ( 2011)

8 – Paroisse de Mafounè ( 2018 )

Le diocèse de San a ouvert beaucoup d’écoles et de centres de formation depuis sa fondation. La formation des catéchistes avait débuté en 1933 à Nouna. En 1948, l’école des catéchistes est transférée à Mandiakuy et en 1974, elle s’établit à Dobwo et prend le nom de « Centre de formation des foyers catéchistes » ( CCF ).

Dans la mouvance de « Populorum Progressio », l’encyclique du Pape Paul VI sur le développement en 1967, le diocèse ouvre deux centres pour la formation des animateurs ruraux, à Zura et à Koni qui est aujourd’hui fermé. Mais celui de Zura abrite désormais les services de coordination paysanne. Pour la formation des prêtres, on compte aussi deux centres de formation : un à Togo ( petit séminaire St Paul ) qui a été ouvert en 1965 et un Foyer-séminaire à San pour les Séminaristes qui se préparent au BAC et qui a ouvert ses portes en 2008. Un centre vocationnel pour les jeunes filles a été fondé à Dobwo en 1983. Depuis une quinzaine d’années, il est tenu par les Sœurs de l’Annonciation de Bobo ( S.A.B ), ainsi qu’un Juveniat pour les frères du Sacré-cœur.

Enfin il faut évoquer l’inauguration le 9 septembre 1995 du « Centre de Communication de Parana », comprenant une Radio FM (106.6FM ) et un Centre pour accueillir sessions et retraites spirituelles.

Originaire du Diocèse de San, Révérend Abbé Hassa Florent Koné a été ordonné prêtre le 8 septembre 1996. Et c’est lui qui était jusqu’à cette nomination, le Recteur du Grand Séminaire de Samaya où sont formés les prêtres.

MAGNIFICAT des Catholiques Maliens de France, s’associe à la Conférence Episcopale du Mali et à l’Eglise du Mali pour remercier Sa Sainteté le Pape François pour le DON de ce Pasteur en un moment de forte turbulence socio-politique et sécuritaire au Mali.

De meme, nous adressons nos vives félicitations à Mgr Hassa Florent Koné pour sa nomination et lui assurons de nos prières et surtout de notre accompagnement dans sa Mission en pays Bwa.

Puisse Notre Dame du Rosaire que nous fêtons en ce 7 octobre, le protéger et le guider et aussi et surtout jeter un regard maternel sur notre pays, le Mali, en quête de PAIX. Et de Stabilité.

Nous implorons les bénédictions de Dieu pour l’Eglise du Mali et pour le nouvel Evêque.

ALLAH KA JAMANA BASIGUI.

Guillaume Diallo Président de MAGNIFICAT

Entretien avec Guillaume Diallo, président de Magnificat, l’association des catholiques maliens de France
• 21/10/2021

  1. Bonjour, pouvez-vous vous présenter s’il vous plait ?
    Bonjour, je m’appelle Guillaume Diallo, malien d’origine et précisément de Segou, capitale de la 4e région Economique du Mali. Né de père catholique et de mère musulmane, j’ai été élevé avec une éducation de respect et de tolérance envers ces deux religions mais je suis catholique pratiquant et la preuve je suis le President de l’association des catholiques maliens de France, association créée en 2002. Professionnellement je suis Ingénieur gestionnaire de projets après une première formation comme ingénieur des Eaux et Forêts et un DESS en gestion de projets à l’IAE de Lille. J’ai été sur deux mandats membre du bureau du Haut Conseil des Maliens de France, membre du Conseil des Etrangers non communautaire de Paris, membre du Réseau Chrétiens Immigrés, membre du Conseil paroissial de la Paroisse St Joseph des Nations à Paris 11e et président ou secrétaire général d’autres association. C’est vous dire que ma vie a été celle d’un responsable associatif. J’ai professionnellement pendant les sept ans avant ma retraite en 2017 été Conseiller en gestion associative à la Mairie de Paris à la Maison des associations du 12e arrondissement. Je suis Chevalier de l’Ordre National du Mali depuis 2017.
  2. Pourquoi avez-vous créé cette association ? Quelles ont été vos motivations ?
    Avant de commencer je voudrais signaler que sur une population de 20 millions de maliens, les chrétiens ne représentent au plus que 2 à 3%. Tous les évêques de nos six diocèses sont des Maliens. Nous avons eu un premier Cardinal le 28 juin 2017, Cardinal Jean Zerbo, Archevêque de Bamako.

  1. / Quel est le rôle de votre association ? Quelles sont vos activités ?
    Les trois activités de notre association sont : la Spiritualité, les débats et la bienfaisance. De par notre spécificité religieuse nous sommes beaucoup sollicité pour la prière. Et nous organisons ici des messes chantées en bambara langue nationale du pays. Et comme l’ambassadeur du Mali auprès du Vatican est celui de la France, nous avons avec l’administration diplomatiques des rapports tres privilégiés. Nous organisons aussi des conférences. Notre association est tres impliquée dans la vie de la communauté ici à Paris et nous participons à tout ce qui est lié à la vie socio-politique et économique du Mali. Nous de par notre statut religieux nous servons de médiateur dans la communauté, jouissant de la confiance des autres compatriotes.

  1. Pouvez-vous nous donner des exemples de vos plus belles réussites ?
    Nos plus belles réussites, c’est l’organisation d’une conférence à l’UNESCO en septembre 2018 sur l’Interreligieux en partenariat avec l’ambassade du Mali et avec comme invités présents, le Ministre chargé des religions et des Cultes du Mali, le Nonce Apostolique représentant du Pape en France et des responsables des autres religions. Le thème était : « le dialogue interreligieux, facteur de cohésion sociale au Mali : quel rôle pour la diaspora ?».
    En matière de bienfaisance, nous avons envoyé à l’orphelinat de Karangasso dans le diocèse de Sikasso, 4e région du Mali, des vêtements, chaussures et de quoi améliorer leur Noël de 2019. Cet orphelinat est celui que gérait la Sœur Gloria Cecilia enlevée dans cet orphelinat meme, le 7 février 2017 et est toujours en captivité.
    Nous nous réjouissons également d’avoir aidé une paroisse de Bamako dans ses travaux de réfection de leur église. Et nous avons aussi envoyé du matériel Sono à l’eglise de Segou qui avait été victime de vol.
    Et en matière de spiritualité nous organisons des messes chantées en notre langue. Nous avons des congrégations de Sœurs ici où sont présentes des sœurs maliennes et un prêtre malien ce qui nous facilite l’organisation des messes. Après chaque messe nous partageons ensemble ce que chacun apporte : gâteaux, viandes, boissons et friandises. C’est également un moment de retrouvailles.
    Nos membres sont constitués de familles maliennes, de familles mixtes français-maliennes, d’étudiants, de prêtres en formation etc.. Il faudrait compter plus d’une centaine de membres.

  1. Comment la Covid-19 a impacté vos activités ? Et comment avez-vous surmonté ce challenge ?
    La Covid-19 nous a empêché tout d’abord de faire nos messes avec les restrictions imposées. Nous étions tenus comme toutes personnes vivant en France, de de respecter les consignes. Donc les messes particulières ont été interrompues pendant ces deux ans. Et nous comptons reprendre avec la Toussaint. Nos messes se font au 16 rue de la Chapelle dans le 18e arrondissement de Paris, à la Basilique St Denys
  2. Quelles sont vos perspectives d’avenir ?
    Pour l’avenir nous allons continuer sur l’organisation de conférence sur l’Interreligieux et la culture de la Paix.
    D’autre part nous nous sommes engagés à trouver pour la communauté catholique de Bamako, un corbillard digne du nom, même reformé. Un don émanant d’une assurance ou de sociétés de Pompes funèbres, vos clients, nous serait très utile.
    Nous allons collecter encore des vêtements, chaussures et jouets pour l’orphelinat.
  3. Comment adhérer à votre association ?
    Nous ne sommes ouverts qu’aux catholiques maliens de France. Mais des sympathisants sont acceptés. Nos cotisations sont ponctuelles en fonction de nos besoins pour des projets ponctuels. Sinon les restes des quêtes de nos messes nous servent pour gérer des problèmes ponctuels de cotisations au niveau de la communauté malienne.

CENTENAIRE DU SECTEUR DE MINANKOFA

MIEUX COMPRENDRE LE SYNODE (II) POUR UNE EGLISE SYNODALE: Communion ,Participation, Mission .

  • Faire mémoire de la façon don l’Esprit a guidé le cheminement de l’Eglise dans l’histoire et nous appelle aujourd’hui à être ensemble des témoins de l’amour de Dieu.
  • Vivre un processus ecclésial impliquant la participation et l’inclusion de tous, qui offre à chacun:

  • Reconnaître et apprécier la richesse et la diversité des dons et des charismes que l’Esprit dispense librement, pour le bien de la communauté et au bénéfice de la famille humaine tout entière.
  • Expérimenter des modes d’exercice de la responsabilité partagée au service l’annonce de l’Evangile et de l’engagement à construire un monde plus beau et plus habitable.
  • Examiner la façon dont dont vécus dans l’Eglise la responsabilité et le pouvoir, ainsi que les structures par lesquelles ils sont gérés, en faisant ressortir et en essayant de convertir les préjugés et les pratiques déviantes qui ne sont pas enracinés dans l’Evangile.
  • Reconnaître la communauté chrétienne commme sujet crédible et comme partenaire fiable pour s’engager sur les chemins du dialogue social, de la guérison, de la réconciliation, de l’inclusion et de la participation, de la reconstruction de la démocratie, de la promotion de la fraternité et de l’amitié sociale.
  • Renouveler et affermir les relations entre les membres des communautés chrétiennes ainsi qu’entre les communautés et les autres gropes sociaux, par exemple des communautés de croyants d’autres confessions et religions, des organisations de la société civile, des mouvements populaires, etc.
  • Favoriser la valorisation et l’appropriation des fruits des récentes éxperiences synodales aux niveaux universel, régional, national et local.

CHANGEMENTS LUTURGIQUES AU SEIN DES EGLISES CATHOLIQUES FRANCOPHONES

Au Mali, libération de la religieuse colombienne enlevée en 2017
Claire Riobé – Cité du Vatican (avec agences)
Enlevée le 7 février 2017 près de Koutiala (400 km à l’est de Bamako), Sœur Gloria Cecilia Narvaez Argori était détenue depuis 4 ans et 8 mois par un groupe jihadiste affilié à Al-Qaida. Après sa libération, elle a pu se rendre à Rome afin de participer à la messe d’ouverture du Synode et recevoir la bénédiction du Pape François.
La nouvelle est tombée dans la nuit de ce dimanche 10 octobre 2021. Soeur Gloria Cecilia Narvaez Argori, religieuse colombienne et missionnaire de la communauté des Franciscaines de Marie Immaculée, a été libérée samedi, a annoncé la présidence malienne dans un communiqué. Membre de cette congrégation d’origine suisse et présente dans 17 pays à travers le monde, elle travaillait depuis six ans comme missionnaire, dans la paroisse de Karangasso, avec trois autres religieuses. Sa libération, après son enlèvement en février 2017 par des jihadistes au Mali, est le couronnement de 4 ans et 8 mois d’efforts conjugués de plusieurs services de renseignements.
Edgar Narvaez, frère de l’ex-otage, a fait part de son immense soulagement et s’est dit «ému» après avoir eu confirmation de la libération. «Dieu merci, elle est en bonne santé, ils m’ont envoyé des photos et elle a l’air bien», a-t-il réagi.
Arrivée samedi soir a Bamako
Soeur Gloria Cecilia Narvaez est arrivée samedi soir dans la capitale malienne, d’où elle a pris l’avion pour Rome. Ce matin, elle a participé à la messe d’ouverture du Synode sur la Synodalité présidée par le Pape François à la basilique Saint-Pierre.
Les premières images diffusées après sa libération l’avaient montrée aux côtés du président malien par intérim, le colonel Assimi Goïta, ainsi que de l’archévêque de Bamako, le cardinal Jean Zerbo. La religieuse a tenu à remercier «les autorités maliennes, le président, toutes les autorités maliennes pour tous les efforts que vous avez fait pour me libérer. Que Dieu vous bénisse, que Dieu bénisse le Mali», a-t-elle ajouté à la télévision publique malienne.
Le cardinal Zerbo a, de son côté, remercié les autorités maliennes et les autres bonnes volontés qui ont permis cette libération, ajoutant que la religieuse se portait bien.
Les réactions ne se sont pas faites attendre, à travers le monde. Le président de la Conférence épiscopale de Colombie, Mgr Mario de Jesús Álvarez Gómez, a ainsi exprimé son «immense joie». La ministre colombienne des Affaires étrangères, Marta Lucía Ramírez, a déclaré pour sa part dans un communiqué: «Je me réjouis énormément de la nouvelle de la libération au Mali de notre chère compatriote (…), un objectif que nous nous étions fixé au sein du gouvernement national et pour lequel nous avons travaillé avec le président Duque pendant de nombreux mois.»
Elle s’était livrée aux ravisseurs
Dans une lettre transmise en juillet dernier par la Croix-Rouge à son frère, soeur Gloria Narvaez expliquait être détenue par «un groupe du GSIM», le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à Al-Qaïda.
Selon une de ses consœurs, soeur Carmen Isabel Valencia, soeur Gloria Cecilia Narvaez Argori s’était volontairement livrée à ses ravisseurs alors qu’ils s’apprêtaient à enlever deux religieuses plus jeunes. «Je suis la supérieure, emmenez-moi», leur aurait-elle dit, avant d’être enlevée. Durant ses années de détention, elle avait notamment côtoyé l’humanitaire française Sophie Pétronin, qui a elle-même été libérée en octobre 2020, ainsi que le prêtre italien Pierluigi Maccalli.
Les enlèvements sont courants au Mali, pays sahélien pris dans la tourmente depuis le déclenchement d’insurrections indépendantistes et jihadistes dans le nord en 2012. Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l’intervention de forces onusiennes, françaises et africaines.

DIALOGUE INTERRELIGIEUX : CONCLUSIONS DE LA CONFERENCE DU 20 SEPTEMBRE 2019 A L’UNESCO A PARIS.