Accueil

15 MAI , 5ème DIMANCHE DE PAQUES

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

« Ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux » (Ac 14, 21b-27)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
Paul et Barnabé,
    retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;
ils affermissaient le courage des disciples ;
ils les exhortaient à persévérer dans la foi,
en disant :
« Il nous faut passer par bien des épreuves
pour entrer dans le royaume de Dieu. »
    Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises
et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur
ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
    Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
    Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé,
ils descendirent au port d’Attalia,
    et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie,
d’où ils étaient partis ;
c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu
pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.
    Une fois arrivés, ayant réuni l’Église,
ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux,
et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 144 (145), 8-9, 10-11, 12-13ab)

R/ Mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
ou : Alléluia.
 (Ps 144, 1)

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

DEUXIÈME LECTURE

« Il essuiera toute larme de leurs yeux » (Ap 21, 1-5a)

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle,
car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés
et, de mer, il n’y en a plus.
    Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle,
je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu,
prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari.
    Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône.
Elle disait :
« Voici la demeure de Dieu avec les hommes ;
il demeurera avec eux,
et ils seront ses peuples,
et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu.
   Il essuiera toute larme de leurs yeux,
et la mort ne sera plus,
et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur :
ce qui était en premier s’en est allé. »
    Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara :
« Voici que je fais toutes choses nouvelles. »

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 13, 31-33a.34-35)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples,
    quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui.
    Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera ;
et il le glorifiera bientôt.

    Petits enfants,
c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous.
    Je vous donne un commandement nouveau :
c’est de vous aimer les uns les autres.
Comme je vous ai aimés,
vous aussi aimez-vous les uns les autres.
    À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples :
si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

HOMELIES

Abbé Benoit Dembélé
Abbé Herman Boro

Dimanche 08 Mai :Celebration Diversité Culturelle Avec le Magnificat

Bonjour à tous. Merci au Père Maur pour notre invitation à sa messe des diversités qui a été bien accueillie par ses paroissiens. Merci aussi pour le déjeuner qui a suivi chez lui. Nous avons pu manger ensemble et discuter des perspectives de Magnificat notamment échanger sur notre projet d’organiser et pérenniser une journée des catholiques maliens de France où on passera toute une journée ensemble en invitant d’autres responsables maliens et français et qui se terminera par une grande messe tout en bambara. Il serait bon de penser dès maintenant à mettre en place une chorale. Nous avions pensé faire ça le lundi de Pentecôte 2023 au Parc de la paroisse St Martin du Père Maur. Je vous invite tous à y réfléchir et si l’idée vous convient on va mettre une commission de préparation sur place. Merci au Père Vincent Sodio du diocèse de Mopti qui est en étude à Chartres depuis deux ans et qui est nommé curé d’une paroisse là-bas pour 3 ans. Bon séjour Père Sodio. Nous avons fait également la connaissance du Père Achille, un burkinabé qui est avec le Père Maur. Merci à mesdames Sangaré Françoise Diarra et Konaté Adèle qui nous ont fait du « To » et du riz yassa. Tout ceci a été accompagné par les boissons et amuse-gueules amenés par tout un chacun. Nous étions une bonne dizaine: Adèle, Lamberta, Françoise, Maris Simone, Sœur Philomène, Pierre Marcel, Jean Luc, Pères Maur et Vincent Sodio et moi-même.

Guillaume Diallo Président Magnificat

08 MAI,4ème DIMANCHE DE PAQUES

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 14.43-52)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
Paul et Barnabé
    poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé
et arrivèrent à Antioche de Pisidie.
Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
    Une fois l’assemblée dispersée,
beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique
les suivirent.
Paul et Barnabé, parlant avec eux,
les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.
    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla
pour entendre la parole du Seigneur.
    Quand les Juifs virent les foules,
ils s’enflammèrent de jalousie ;
ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
    Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :
« C’est à vous d’abord
qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.
Puisque vous la rejetez
et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,
eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
    C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :
J’ai fait de toi la lumière des nations
pour que, grâce à toi,
le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. 
»
    En entendant cela, les païens étaient dans la joie
et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;
tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle
devinrent croyants.
    Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.

    Mais les Juifs provoquèrent l’agitation
parmi les femmes de qualité adorant Dieu,
et parmi les notables de la cité ;
ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,
et les expulsèrent de leur territoire.
    Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds
et se rendirent à Iconium,
    tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)

R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.
ou : Alléluia.
 (cf. Ps 99, 3c)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.

DEUXIÈME LECTURE
« L’Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie » (Ap 7, 9.14b-17)

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
    j’ai vu :
et voici une foule immense,
que nul ne pouvait dénombrer,
une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.
Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,
vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
    L’un des Anciens me dit :
« Ceux-là viennent de la grande épreuve ;
ils ont lavé leurs robes,
ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.
    C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,
et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.
Celui qui siège sur le Trône
établira sa demeure chez eux.
    Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,
ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,
    puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône
sera leur pasteur
pour les conduire aux sources des eaux de la vie.
Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)

Alléluia. Alléluia.
Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus déclara :
    « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.
    Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
    Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
    Le Père et moi,
nous sommes UN. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

HOMELIES
MESSAGE DES CATHOLIQUES MALIENS DE FRANCE AUX FRERES MUSULMANS A L’OCCASION DE LA FETE L’AID EL FITR

Chers frères et amis musulmans,

La fin du mois de Ramadan et la fête ‘AId al-Fitr sont de bonnes occasions pour nous, pour vous adresser tous nos vœux et vous exprimer notre communion dans la prière et notre action de grâce pour ce que vous avez vécu durant ce mois. 

Nous savons que pour vous, c’est un temps de prière, de méditation de la Parole de Dieu, un temps de jeûne et de partage. Nous recevons tous les dons de Dieu et nous les partageons. Il suffit de penser à l’air, à l’eau, à la vie, à la nourriture, tous les fruits de réflexions et de recherches liées à la médecine, la pharmacie, mais aussi les progrès des sciences et de la technologie. Avec la pandémie, nous avons aussi appris à partager de façon nouvelle les joies et les peines, quand il nous était difficile de nous retrouver. Nous savons aussi que ce temps de partage que les croyants, notamment les musulmans et les chrétiens, essaient de vivre régulièrement au cours de leur existence ne se limite pas aux biens matériels. Il s’agit avant tout de partager les joies et les peines, les valeurs spirituelles des uns et des autres, qui font partie de toute vie humaine. Nos liens sociaux sont si importants que nos valeurs religieuses constituent une sorte d’invitation permanente à mieux vivre avec les autres quels qu’ils soient, pour rechercher ensemble la justice et la paix, la fraternité et la joie, l’entraide et le bonheur.

Avec vous, nous prions pour la paix dans le monde et, en particulier, dans notre cher pays, le Mali, mais aussi en France. Nous prions pour nos dirigeants et toutes les Maliennes et Maliens qui ont une responsabilité économique, politique et sociale, afin que le tout-Puissant les assiste dans leurs engagements et décisions, pour mieux travailler pour le Bien commun et la cohésion sociale. Avec vous, chers frères et amis musulmans, nous prions afin que notre Créateur à tous, le Miséricordieux, nous donne la force de faire preuve de compassion pour nos contemporains, pour mieux vivre de l’amour de ce Dieu qui nous aime tous. Qu’en partageant nos joies et nos peines, que « l’amour de Dieu continue d’embrasser chaque personne et l’univers entier », comme le souhaitait à tous les musulmans, au début du Ramadan, le Cardinal Miguel Angel Ayuso Guixot, Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

En vous redisant notre communion dans la prière et nos vœux de bonne fête, nous vous prions de croire à nos sentiments amicaux et fraternels.

Guillaume Diallo,

Président de MAGNIFICAT

Chevalier de l’Ordre

National du Mali

01 MAI ,3éme DIMANCHE DE PAQUES

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

« Nous sommes les témoins de tout cela avec l’Esprit Saint » (Ac 5, 27b-32.40b-41)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême.
    Le grand prêtre les interrogea :
    « Nous vous avions formellement interdit
d’enseigner au nom de celui-là,
et voilà que vous remplissez Jérusalem
de votre enseignement.
Vous voulez donc faire retomber sur nous
le sang de cet homme ! »
    En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent :
« Il faut obéir à Dieu
plutôt qu’aux hommes.
    Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus,
que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.
    C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé,
en faisant de lui le Prince et le Sauveur,
pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.
    Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela,
avec l’Esprit Saint,
que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »

    Après avoir fait fouetter les Apôtres,
ils leur interdirent de parler au nom de Jésus,
puis ils les relâchèrent.
    Quant à eux, quittant le Conseil suprême,
ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes
de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

R/ Je t’exalte, Seigneur,
tu m’as relevé.
ou : Alléluia.
 (Ps 29, 2a)

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu, tu m’as guéri ;
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie !
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie !

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi ;
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !

DEUXIÈME LECTURE

« Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse » (Ap 5, 11-14)

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
    j’ai vu :
et j’entendis la voix d’une multitude d’anges
qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ;
ils étaient des myriades de myriades,
par milliers de milliers.
    Ils disaient d’une voix forte :
« Il est digne, l’Agneau immolé,
de recevoir puissance et richesse,
    sagesse et force,
honneur, gloire et louange. »

    Toute créature dans le ciel et sur la terre,
sous la terre et sur la mer,
et tous les êtres qui s’y trouvent,
je les entendis proclamer :
« À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau,
la louange et l’honneur,
la gloire et la souveraineté
pour les siècles des siècles. »
    Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ;
et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-19)

Alléluia. Alléluia.
Le Christ est ressuscité,
le Créateur de l’univers,
le Sauveur des hommes.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
    Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
    Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

    Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
    Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
    Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
    Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
    Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
    Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
    Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
    Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
    Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
    Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
    C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.

    Quand ils eurent mangé,
Jésus dit à Simon-Pierre :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment,
plus que ceux-ci ? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes agneaux. »
    Il lui dit une deuxième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le pasteur de mes brebis. »
    Il lui dit, pour la troisième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
Pierre fut peiné
parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :
« M’aimes-tu ? »
Il lui répond :
« Seigneur, toi, tu sais tout :
tu sais bien que je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes brebis.
    Amen, amen, je te le dis :
quand tu étais jeune,
tu mettais ta ceinture toi-même
pour aller là où tu voulais ;
quand tu seras vieux,
tu étendras les mains,
et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
    Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort
Pierre rendrait gloire à Dieu.
Sur ces mots, il lui dit :
« Suis-moi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

OU LECTURE BREVE

ÉVANGILE

« Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
    Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
    Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

    Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
    Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
    Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
    Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
    Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.

    Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
    Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
    Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
    Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
    Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
    C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

HOMELIES

Abbé Benoit Dembélé
Abbé Herman Boro

24 AVRIL ,2éme DIMANCHE DE PAQUES OU DE LA DIVINE MISERICORDE

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

« Des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachèrent au Seigneur » (Ac 5, 12-16)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

À Jérusalem,
    par les mains des Apôtres,
beaucoup de signes et de prodiges
s’accomplissaient dans le peuple.
Tous les croyants, d’un même cœur,
se tenaient sous le portique de Salomon.
    Personne d’autre n’osait se joindre à eux ;
cependant tout le peuple faisait leur éloge ;
    de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes,
en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.
    On allait jusqu’à sortir les malades sur les places,
en les mettant sur des civières et des brancards :
ainsi, au passage de Pierre,
son ombre couvrirait l’un ou l’autre.
    La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem,
en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs.
Et tous étaient guéris.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a)

R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
ou : Alléluia !
 (117, 1)

Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Oui, que le dise la maison d’Aaron :
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Dieu, le Seigneur, nous illumine.

DEUXIÈME LECTURE

« J’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles » (Ap 1, 9-11a.12-13.17-19)

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

    Moi, Jean, votre frère,
partageant avec vous la détresse,
la royauté et la persévérance en Jésus,
je me trouvai dans l’île de Patmos
à cause de la parole de Dieu
et du témoignage de Jésus.
    Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur,
et j’entendis derrière moi une voix forte,
pareille au son d’une trompette.
    Elle disait :
« Ce que tu vois, écris-le dans un livre
et envoie-le aux sept Églises :
à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire,
Sardes, Philadelphie et Laodicée. »

    Je me retournai pour regarder
quelle était cette voix qui me parlait.
M’étant retourné,
j’ai vu sept chandeliers d’or,
    et au milieu des chandeliers un être
qui semblait un Fils d’homme,
revêtu d’une longue tunique,
une ceinture d’or à hauteur de poitrine.    
    Quand je le vis,
je tombai à ses pieds comme mort,
mais il posa sur moi sa main droite, en disant :
« Ne crains pas.
Moi, je suis le Premier et le Dernier,
    le Vivant :
j’étais mort,
et me voilà vivant pour les siècles des siècles ;
je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.
    Écris donc ce que tu as vu,
ce qui est,
ce qui va ensuite advenir. »

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

Alléluia. Alléluia.
Thomas parce que tu m’as vu, tu crois,
dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
Alléluia. (Jn 20, 29)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

C’était après la mort de Jésus.
        Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
    Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
    Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
    Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
    À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »

    Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
    Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

    Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
 « La paix soit avec vous ! »
    Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
    Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

    Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
    Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

HOMELIES

Abbé Benoit Dembélé
Abbé Herman Boro

OUVERTURE DE LA TELEVISION CATHOLIQUE DU MALI ECF-TV (BAMAKO 01/03/2022)

La cérémonie de lancement a eu lieu ce 1er mars à l’UCAO de Bamako sous la présidence de Mgr Jonas Dembélé , également président de la Commission Mass-Média . Il a également béni le personnel et les outils de travail . Voici les premières déclarations . L’abbé Fernand Coulibaly est le chargé de cette télé . Rendons grâce à Dieu pour ce don et mobilisons nous pour la faire vivre . Il reste encore à faire et nous sommes tous sollicités pour ce faire . Bon Carême à tous.

ENTREE EN CAREME CHRETIEN :LE MERCREDI DES CENDRES

« N’OUBLIE PAS QUE TU ES POUSSIÈRE

ET QUE TU RETOURNERAS A LA POUSSIÈRE. »

Ce jour, 2 Mars 2022 est le mercredi des Cendres, le jour qui marque l’entrée des chrétiens en Carême. Ce jour est l’occasion d’une messe où le prêtre trace une croix avec de la cendre sur le front des fidèles en prononçant un verset de la genèse « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »

La cendre dont on se sert pour tracer la croix est la cendre issue de la combustion des rameaux bénis l’année précédente. L’utilisation de ces cendres est une évocation symbolique de la mort, et le verset récité doit inciter le croyant à l’humilité et à la piété.

Dérivé du grec « quaresma » (quarante), le carême commence donc par un rappel solennel de la condition humaine et s’achève avec les Pâques par une célébration de la vie, celle de la résurrection du Christ.

Le carême est la période de 40 jours qui précède le jour de Pâques, événement central du christianisme. Il rappelle les 40 jours que Jésus a passés au désert. Il commence le Mercredi des Cendres et s’achève au jour de Pâques. C’est un temps de jeûne et de conversion.

Pourquoi jeûner ?

Le carême s’ouvre par une journée de jeûne, le mercredi des cendres. Les chrétiens sont invités particulièrement ce jour-là à jeûner « en se privant substantiellement de nourriture selon leur âge et leurs forces » précisent les évêques de France. Pourtant le carême c’est un temps de conversion intérieure, un chemin pour transformer son cœur et le rendre plus miséricordieux. Les pratiques ascétiques ne conduisent pas nécessairement à mener une vie plus évangélique. Il y a ceux qui profitent du carême pour perdre quelques kilos superflus : ils ne jeûnent pas, ils font régime, c’est autre chose ! Certains pourraient se donner bonne conscience par des privations strictes sans réellement chercher à grandir dans l’amour de Dieu et du prochain.

Alors ? Pourquoi jeûner ?

Pour les Pères de l’Église, jeûner est un exercice à la fois de l’âme et du corps. Adam avait été invité à faire confiance à Dieu dans le jardin de la Genèse en mangeant les fruits de tous les arbres du jardin mais pas de celui de la connaissance du bien et du mal. A l’inverse d’Adam qui consomme le fruit défendu, jeûner est un acte d’obéissance envers le Créateur. En invitant les croyants à jeûner, l’Église leur donne un moyen pour ne pas se jeter sur le monde comme un fruit à consommer mais à le contempler comme un don de Dieu. Le jeûne aide à recevoir la création de Dieu, à la respecter. Le jeûne bien compris doit aider à changer notre relation à Dieu et au monde pour nous préserver de chercher à le posséder. Il nous introduit dans le respect et l’émerveillement qui fait grandir en nous la faim de Dieu et de sa Parole. Dans la tradition de l’Église, la pratique du jeûne est inséparable de celle de la prière et de l’aumône.

Qu’on se prive d’un aliment, d’un repas ou d’autres consommations telles que la télévision ou internet, on se donne un moyen concret et incarné d’éprouver notre liberté pour s’engager sur le chemin de la conversion du cœur.

Jeûner c’est offrir au Seigneur une privation concrète, discernée raisonnablement et vécue avec discrétion, à travers laquelle nous lui disons notre désir de le suivre de plus prêt. Jeûner en supprimant un repas ou certains aliments, c’est demander au Seigneur, de nous rende plus libres pour le servir.

A tous les chrétiens qui s’apprêtent à cheminer avec le christ pendant les 40 jours, je vous souhaite un bon carême.

N’oubliez pas « la Paix au Mali » dans vos intentions de prières. La reconversion de nos cœurs vers l’amour fraternel entre tous les maliens vaut plus que toute l’harmada d’armes que nous avons dans l’instauration de la paix.

BON CARÊME A TOUS

Guillaume Diallo

Président de MAGNIFICAT

Chevalier de l’Ordre

National du Mali

NOMINATION DU NONCE APOSTOLIQUE AU MALI

Le Saint-Père a nommé Mgr Mambé Jean-Sylvain Emien, Conseiller de la Nonciature, comme Nonce apostolique au Mali, l’élevant en même temps au siège titulaire de Potenza Picena, avec la dignité d’archevêque.
S.E. Mgr Mambé Jean-Sylvain Emien est né à Jacqueville (Côte d’Ivoire) le 16 septembre 1970. Il a été ordonné prêtre le 14 décembre 1997, s’incardinant lui-même dans le diocèse de Yopougon (Côte d’Ivoire). Il est diplômé en droit canonique. Il est entré dans le service diplomatique du Saint-Siège le 1er juillet 2005 et a travaillé dans les représentations pontificales en Angola, au Nigeria, en Nouvelle-Zélande, en Espagne, en République tchèque, en Guinée et au Mali. Il parle français, italien, anglais, espagnol, portugais.

INTRONISATION DE Mgr HASSA FLORENT KONE

Paris le 4 janvier 2022

MESSAGE DE FELICITATIONS ET DE VŒUX DE MAGNIFICAT, DES CATHOLIQUES MALIENS DE France à Mgr Hassa Florent KONE

Au nom des Catholiques maliens de France, je suis heureux de vous adresser ce message pour vous exprimer notre joie à l’occasion de votre ordination épiscopale et de votre intronisation en tant qu’évêque du diocèse de San.

Nous sommes heureux de signifier notre communion avec le diocèse de San et toute l’Eglise qui est au Mali. Nous savons que le diocèse de San tout comme les autres diocèses du Mali ont de nombreux défis à relever. Nous pensons à l’évangélisation dans des conditions souvent très difficiles. Les communautés chrétiennes sont généreuses quand elles accueillent les prêtres, les religieux, les religieuses et les catéchistes, mais l’auto-prise en charge de l’évangélisation et de l’organisation de la vie chrétienne demeure un véritable défi même si les évêques du Mali ont mis en place différents projets pour mieux subvenir aux besoins de l’éducation, de l’éveil des vocations et de la formation des futurs prêtres, religieux, religieuses, catéchistes et autres agents pastoraux et cadres de nos communautés chrétiennes. Nous pouvons aussi citer le dialogue interreligieux, entre chrétiens et musulmans, entre chrétiens et adeptes des religions des ancêtres. Citons aussi la laïcité et tout ce qu’elle peut permettre dans un pays où la formation religieuse est souvent très limitée. Evoquons enfin les défis de l’éducation et de la formation des jeunes et des moins jeunes, et tous les engagements de l’Eglise dans les domaines de la santé et de la promotion sociale. L’Eglise joue un rôle important dans la vie des Maliens, car nos concitoyens sont nombreux à attendre beaucoup de l’Eglise, qu’ils soient chrétiens ou non.

Nous savons que vous voulez orienter votre ministère épiscopal en vous basant sur cette phrase : « Vous êtes tous frères et sœurs ». C’est un grand défi qui nous renvoie à la dernière encyclique du pape François sur la fraternité et l’amitié sociale. « Celui qui ne vit pas la gratuité fraternelle fait de son existence un commerce anxieux ; il est toujours en train de mesurer ce qu’il donne et ce qu’il reçoit en échange. Dieu, en revanche, donne gratuitement au point d’aider même ceux qui ne sont pas fidèles », lui qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons (Mt 5, 45). Jésus l’a bien dit : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). L’incapacité de fraternité et de gratuité s’exprime souvent dans nos sociétés ; nous sommes confrontés à l’erreur de croire qu’on peut se développer à côté de la ruine des autres et qu’en se fermant aux autres on est mieux protégé (voir Fratelli tutti, n°140-141). Quelle chance, si nous pouvons nous aimer comme des frères et sœurs !

Le Président, Guillaume DIALLO,

Chevalier de l’Ordre National du Mali

VISITE DE Mgr FLORENT KONE ET LE S E JEAN CARDINAL ZERBO AU SAINT PERE A ROME

CENTENAIRE DU SECTEUR DE MINANKOFA

« Avec Notre Dame du Baní, avançons au large »

Le jour tant attendu a fini par arriver le 7 novembre dernier. Ils étaient très nombreux, les participants, venus de la paroisse cathédrale de Ségou, d’autres diocèses du Mali, de la France, des Eglises évangéliques et de la communauté musulmane, pour être témoins de cette grâce du Centenaire de Minankofa dans le diocèse de Ségou. On y notait aussi la présence du maire de la commune rurale de Cinzana-gare et du Sous-préfet de l’arrondissement de Cinzana-gare. Le jubilé a pour thème : « Avec notre Dame du Baní, avançons au large ».

Célébrer un jubilé ne se réduit pas seulement à son aspect festif, il implique aussi de s’arrêter pour regarder le passé, observer le présent et envisager le futur. Cet acte de louanges et de reconnaissance a été un souci pour ceux qui se sont investis pour l’évangélisation à Minankofa.

Le secteur de Minankofa a donné à l’Eglise famille de Dieu deux prêtres diocésains, un prêtre Missionnaire, une religieuse de la Congrégation de Sainte-Jeanne-Delanoë et une religieuse l’Institut des Filles du Cœur Immaculé de Marie.

L’aîné de ces consacrés s’appelle l’Abbé Benoit Mariko. Se réjouissant des cent ans de son église à Minakofa il a dit : « Nous disons que ces cent ans de marche ont été effectués par des femmes et des hommes. De 1920 à nos jours, il y a eu des communautés qui ont prié dans le secteur communal de Minankofa, qui ont fait l’expérience de la catéchèse, du catéchuménat, qui ont témoigné en milieu hostile. La semence a été semée dans une terre difficile à faire fructifier, mais malgré tout, la semence a germé et a porté des fruits ».

Minankofa en Bambara est une appellation de trois mots « Minan » « Fa » « Kô » qui signifie étymologiquement le marigot où les grands chasseurs venaient tuer les biches.

Dans le lot des consacrés de Minankofa, figure l’actuel curé de Ségou, l’abbé Joseph Camara qui nous relate un peu l’histoire de son village : « Beaucoup de familles se sont installées à Minankofa. Le village a été peuplé par de nombreuses populations, dont certaines sont reparties. Celles qui sont restées ont constitué le village ».

Minankofa, dans le diocèse de Ségou, est le secteur communal le plus christianisé en termes de pourcentage a ajouté Joseph Camara. A ses dires, la joie était grande lors de la célébration de cette grâce divine, ce qui a donné l’opportunité au curé de solliciter le soutien des uns et des autres afin que la lumière du Seigneur demeure à Minankofa. « La joie aujourd’hui, c’est d’avoir une communauté vivante qu’il faut cependant toujours soutenir afin que la lumière du Seigneur rayonne davantage dans le secteur et au-delà », a-t-il souligné.

Les germes de la foi et de l’évangélisation

L’unique prêtre Missionnaire natif de Minankofa est Maur Traoré qui est un religieux-prêtre chez les Fils de Marie Immaculée. Il a été ordonné prêtre le 4 juillet 1999 à Bobo-Dioulasso.

Minankofa enregistre également une religieuse : Sœur Collette Mounkoro.

Minankofa est situé dans la Commune rurale de Cinzana à 40 km à l’est de Ségou.

Après la célébration du Centenaire de la paroisse Ségou et du secteur de Banankourou, l’appel du village de Minankofa a été répondu avec ferveur ce dimanche 7 novembre 2021, lors de la célébration des 100 ans d’évangélisation du secteur. Le Centenaire a été l’opportunité de fêter à travers diverses manifestations dont le clou a été la grandiose messe organisée à cet effet pour rendre grâce au Seigneur. Ladite messe a été célébrée par le vicaire général, l’abbé Victor Coulibaly, en présence de son Eminence Jean cardinal Zerbo et de plusieurs autres prêtres du Mali et de la France.

Un nouveau départ

Pour les paroissiens de Minankofa, ce Centenaire marque un nouveau départ. C’est la raison pour laquelle, un grand bâtiment qui va servir d’église est en chantier. Les travaux de construction de 2 salles dont l’une servira de salle de rencontres et l’autre la catéchèse, sont avancés.

Le Cardinal, après avoir remercié les autorités politiques, administratives, coutumières, et religieuses de la Commune rurale de Minankofa, s’est beaucoup réjoui de la tenue de ce Centenaire. Il a encouragé les chrétiens de Minankofa à persévérer dans la prière.

« En venant à Minankofa, j’avais peur de trouver les choses comme aux temps des Père Blancs Missionnaires. Mais j’ai vu que Minankofa se refuse à mourir », a dit Jean cardinal Zerbo.

Des villages voisins de Minankofa comme Garo, Saminé et Gnena ont consentis beaucoup d’efforts pour que ce Centenaire soit une réalité. Ils sont à féliciter, du reste.

Un vibrant hommage a été rendu aux pionniers qui se sont battus pour que ce jour soit. Il s’agit entre autres, de Monseigneur Lemaître, les Pères Felix Theaudière, Duvernois et Louis Dognin qui a été le dernier prêtre à quitter Minankofa en 1984.

Les religieuses (Sœurs Blanches) n’ont pas été omises dans les mémoires, mais aussi les laïcs pionniers serviteurs fidèles et infatigables qui ont contribué à la mission d’évangélisation du village. Il s’agit entre autres, de Hildebert, Henry Traoré le premier chef de village, et de son épouse Thérèse Coulibaly, de Ba Octa Traoré, Ba Moïse Mariko, Tomi Mariko, Moïse Camara, Jean Martin Mounkoro, Lazare Camara et tant d’autres…

Albert Kalambry

Correspondant à Ségou

)

KITA 19 ET 20 NOVEMBRE 2021: 50 -ème PELERINAGE NATIONAL CATHOLIQUE DU MALI ANIME PAR LE DIOCESE DE SEGOU

THEME « AVEC MARIE TOUS UNIS POUR UN MALI FRATERNEL »

Chers frères et sœurs, ravi d’être à Kita aujourd’hui parmi la communauté catholique du Mali pour cheminer vers Marie en ce 50e Pèlerinage National. J’ai eu la chance de participer au premier Pèlerinage , je rends donc grâce à Dieu.

Nous sommes tous frères citoyens, frères dans nos quartiers, frères dans nos lieux de travail .Nous avons donc tous les ingrédients nécessaires pour vivre ensemble, pour voir notre avenir, l’avenir du Mali .

L’intention première à présenter à Marie, notre Mère sans nul doute est la paix dans notre beau pays . Car sans paix, pas de développement .

Depuis lundi dernier, des jeunes et quelques adultes , ont commencé à pied leur pèlerinage vers Kita depuis Kati .Ils y sont arrivés le jeudi. Et depuis hier vendredi, des cars sont arrivés à Kita venant de Mopti, Segou et Sikasso. Ceux de Bamako sont arrivés aujourd’hui.

Le programme est le suivant :

  • Samedi : 15h cérémonie d’accueil avec les confessions.
  • 19h Procession vers la colline Mariale suivie de la Veillée.
  • Dimanche : 8h30 Grande Messe
  • 15h Salut du Saint Sacrement et fin du Pèlerinage

Nous venons participer à cette première cérémonie et nous nous préparons pour la procession. Soyez tous en communion avec nous. Nous porterons toutes vos intentions de prières et vos vœux à MARIE .

OUVRE NOS COEURS A PLUS D’AMOUR SEIGNEUR POUR CONQUERIR ENSEMBLE LA PAIX POUR NOTRE MALIBA .

GUILLAUME DIALLO PRESIDENT DU MAGNIFICAT DEPUIS KITA

CELEBRATION DE LA MESSE ANNUELLE DE L’ASSOCIATON DES CATHOLIQUES MALIENS DE FRANCE (MAGNIFICAT)

SAMEDI 30 OCTOBRE 2021